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TiViMI : la web télévision façon AlloCiné

25 11 2007

tivimiAlloCiné a toujours été précurseur en matière de diffusion de vidéo via le web. D’abord sur des bornes interactives puis en 1998 via Internet, le site AlloCiné diffuse depuis plus de 10 ans les bandes-annonces des films qui sortent chaque semaine en salles. En 2000 AlloCiné lançait AlloCiné Télévision sur le câble, aujourd’hui AlloCiné lance Tivimi, une axée divertissement façon .

tivimi onglet cinemaTiViMI : Du frais avec du vieux :

Fort de la richesse de ses contenus vidéo, Allociné a fait appel pour Tivimi à la bonne maîtrise de sa base de données. Le contenu de la web TV Tivimi est regroupé sous 8 chaînes thématiques dont 5 vont piocher directement du contenu déjà produit par AlloCiné pour son site www..com (Bandes-annonces, extraits de films, extraits de Making Of, La Minute, interviews). Ces contenus sont pour la plupart les éléments promotionnels des films, obtenus (gratuitement) via les attachés de presse ou les distributeurs. Allociné ne possède a priori pas les droits dans le temps pour exploiter les extraits de films, bande-annonces et making-of; on imagine aisément un accord tacite avec les distributeurs puisque ces vidéos contribuent à la promotion des films de leur sortie en salle jusqu’à la énième réédition collector DVD en passant par la sortie en ( ou lors d’une session de rattrapage en Catch-up TV ;-) ).

On retrouve ainsi sur Tivimi dans la chaîne “AlloCiné TV” des émissions ou “sous chaînes” qui ne sont ni plus ni moins que des successions de bandes-annonces selon le “top presse”, le “top spectateur” ou le “box-office”.

Toujours dans la même logique, la chaîne “ Culte” et ses 4 sous chaînes 60’s, 70’s, 80’s, 90’s regroupent les bandes-annonces et autres documents vidéos promotionnels selon les dates de sorties des films. Ces bandes-annonces ont déjà été diffusées sur www.allocine.fr lors de la sortie du DVD du film.

La chaîne “Star” diffuse les documents vidéos archivés par AlloCiné concernant les artistes (Interview, avant premières, festivals, films) : nettement plus intéressant.

On retrouve donc tous les contenus que l’on connaissait déjà sur AlloCiné mais classés à la Tivimi la Web TV. Je regrette, hormis La Minute (et ses 2 voix ;-) ) , le faible nombre de productions (internes et externes) et le manque d’éditorialisation des contenus vidéos qu’exploite Tivimi. Où sont donc passées les “sorties de salles” de Franck Keller que l’on regardait avec envie chaque mercredi ?

tivimi Lucky LukeTiViMi et le contenu des partenaires :

Les partenaires de Tivimi, c’est le coté moins “” et plus “généraliste”. On y trouve peu de programmes encore. Sur la chaîne KIDS, on retrouve des épisodes intégrales de Lucky Luke et quelques programmes pour enfants (Ces programmes existait déja sur Allociné rubrique Kids). A noter également un partenariat avec WAT TV pour l’instant peu fourni et un autre avec Culture Pub sans aucun intérêt sorti d’un contexte éditorialisé : on voit des pubs sans trop savoir de quoi il s’agit. On a tout intérêt à aller chercher la que l’on veut sur un Youtube ou dailymotion, plus adaptés aux grinottages vidéos. On remplit ici des cases vidéo grâce à des “deals” sans se soucier de l’intérêt de l’internaute.

tivimi barre de navigationUn site tout en flash :

Coté design, on retrouve du AlloCiné Vision: le bloc de navigation à gauche, le fond gris noir et le jaune AlloCiné.

L’interface toute en flash est un bonheur pour la navigation avec une interactivité élevée. On passe de vidéo en vidéo et de chaîne en chaîne très facilement. Le mode plein écran est easy. On peut même continuer à surfer pendant qu’une vidéo joue. Par contre, si tout est bien visuel, peu de texte et d’infos sur les programmes que l’on regarde : c’est un peu troublant parfois et on s’y perd. Il manque également un flux rss des nouveautés ainsi qu’un peu de “user engagement” (un compte, un lieu d’échange pour les users, des favoris, etc…).

Les vidéos sont également encodées en flash (.flv) mais contrairement à AlloCiné Vision, Tivimi est diffusée en streaming en lieu et place du téléchargement progressif adopté depuis 2 ans sur le site AlloCiné. Cela permet de gérer plus facilement les pubs vidéo et playlists mais cela peut être un frein pour le “user” si les vidéos commencent à saccader. Je n’ai pas eu de problème de ce côté là. L’encodage vidéo est de bonne qualité en mode normal mais un peu dégradé en plein écran.

Au niveau du référencement dans les moteurs de recherche, la techno flash est loin d’être optimale pour bien placer Tivimi dans les premiers résultats des Google and co. Cela dit, les contenus vidéos sont déjà tous référencés sur www..com . En tapant par exemple dans Google “bande annonce 8 Mile“, c’est du AlloCiné qui ressort en première place pour la bande-annonce du film 8 Mile. Il n’y a qu’à basculer de cette page à Tivimi pour engendrer le trafic. Fort de ses millions de streams vidéos délivrés chaque mois, AlloCiné place peut être sa Tivimi sur le marché de la vidéo en ligne, avec un univers entièrement vidéo (A l’instar du AlloCiné Vision première version). La programmation se veut plus “généraliste” que le sans pour autant s’en donner vraiment les moyens pour l’instant.

TiViMI : la d’un media “pure web” :

Cette version Tivimi Beta est prometteuse. AlloCiné peut se reposer sur une marque respectée, un imposant contenu ainsi qu’une capacité technique et un sens de l’innovation avéré pour développer sa Tivimi. Une multiplication des partenariats pourrait étoffer cette offre qui bénéficie déjà d’un catalogue énorme de bandes-annonces, making off et interviews . J’attends quand même une classification plus claire des programmes ainsi que des rendez-vous réguliers avec animateurs/journalistes et une vrai programmation. Parce qu’en l’état actuel des choses, j’ai tout aussi intérêt à voir les vidéos sur le site Allociné (plus simple et plus clair) que sur le site Tivimi. J’ai hâte de voir par exemple la couverture de Festivals comme Cannes ou Deauville.

Site de TiViMI : www.tivimi.fr

Intérêt: 14%



Ratatouille Story

10 08 2007

Les rats au , ça ne date pas d’aujourd’hui. AlloCiné avait surfé sur la vague Loft Story en imaginant cette parodiant les lofteurs. Quand Jean Yves Lafesse à réalisé la que vous allez voir en 2001, elle a été interdite en salle, elle était jugée dégradante, depuis les rats font de la cuisine. Là , il est vrai que c’est plutôt une rate (comprendre rat au féminin) qui se fait cuisiner :-)

Intérêt: 9%



Vidéo sur internet : croissance en 2007

8 08 2007

Croissance de la vidéo sur le webAvec plus de 30 millions d’internautes en France (+12% en 1 an) et 9 foyers sur 10 équipés d’une connection haut débit, la ( à la demande) a un potentiel de développement énorme. En juin 2007, plus 10,2 millions d’internautes avaient consulté au moins une au cours du dernier mois, soit plus d’un internaute sur 3.

Le net est un magnetoscope numérique géant :
Parmi cette population, ils étaient 8,1 millions en juin dernier (soit 15% des français) à avoir vu une émission, ou bien un extrait d’émission TV directement sur Internet. On trouve ces programmes sur les sites internet des chaines de télévision et sur les sites web de partage vidéo comme www.dailymotion.com ou www.youtube.com . Grosso modo, on utilise le net comme un magnetoscope numérique gigantesque qui enregistrerait toutes les chaines tout le temps.

Les directs :
Les emissions en direct sont par contre très peu regardée, c’est vrai que l’intérêt est faible si l’on possède un téléviseur ou une carte TV.

Le :
Peu de chiffres sur le visonnage de film via les plates formes de diffusion sur internet ou via les box-adsl. Cependant ces services sont tellement pratiques que je ne doute pas de leur progression : quoi de mieux que de rentrer chez soi et se choisir un bon film moins cher qu’au distributeur au coin de la rue. Pour peu qu’un vidéoprojecteur soit branché à l’ordinateur… Ces offres sont payantes et potentiellement viables économiquement. Elles sont aussi accessibles directement à partir des box-adsl-tv. Les principaux sites web sont Canalplay et tf1vision mais le plus simple reste de passer par la page VOD d’AlloCiné qui regroupe l’ensemble des offres de ces 2 plates formes, cela évite de se ballader d’un site à l’autre avant de trouver son bonheur.

Les :
Pas de critères spécifiques à la vidéo; pour comparer les , on se contente des pages vues, visiteurs uniques et autres consoeurs. Les prestataires qui délivrent les fichiers vidéos (comme Akamai) peuvent fournir des caractéristiques comportementales de l’internaute beaucoup plus précises (ex :la durée de lecture)
Beaucoup de sites se sont mis à la vidéo qui est devenue un élement incontournable du web, et leur succès (relatif) repose avant tout sur la pertinence/originalité des programmes, leur audience potentielle (diffusion multisupport, site éditorial, site de partage de vidéo) : tête à claque .
L’autre levier du succès est le modèle économique, car la production d’emission de qualité et la bande passante liée à la diffusion de vidéos coûtent chères. Pour beaucoup de sites web c’est une charge financière en plus. D’autres essaient de rentabiliser ces coûts par de la mais malgré un programme vu et ciblé, il est difficile de produire de la vidéo rentable uniquement pour le web.
La question n’est pas tant de faire des programmes spécifiques pour le web, mais de se demander si le programme que l’on produit ou que l’on achète aura suffisament d’intérêts pour être suffisament (et à terme sur les téléphones portables, les box-adsl). Un modèle du genre : la WebTV d’AlloCiné qui diffuse du contenu promotionnel de qualité comme les bandes-annonces (pas chères à produire). Ces programmes sont pertinents: je veux voir un film, je regarde sa bande-annonce. Du coup les annonceurs se bousculent.

Source : Mediamétrie

Intérêt: 12%



La story

2 08 2007

En préambule, je vous informe que tout les propos tenus sur ce blog sont écrits à titre personnel et n’engagent que moi.

SebyRollinsL’histoire commence au lycée Jean-Baptiste Say (je ne vous parlerais pas du nom de ma crèche ;-) ) ou j’obtiens mon bac E. Je rejoins ensuite l’ESRA (l’Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuel) à Paris dans le 15eme.

MCM EuromusiqueA la sortie de l’école, j’officie pendant 4 ans sur les Chaines de télévision MCM et Muzzik : pigiste son / vidéo en quinzaine. Intermittent durant cette periode, j’ai également travailler sur d’autres projets à canal+, Comédie, mais aussi avec la boite de production Neos qui produisait le 1er journal du web.

AlloCinéEn 1998 je suis l’un des premiers abonnés Noos haut débit à
Paris. Je m’interresse de prêt à ce media et créé mon premier site internet en PHP. Je mets fin à mon intermittance (si si c’est un métier!) fin 1999 pour rejoindre AlloCiné (débauché par un ancien de l’ESRA ;-)). Je suis en charge de réaliser et produire pour le web les emissions de la 1ère ciné qui deviendra 2 ans plus tard une vrai chaine de télévision AlloCiné Télévision. C’est l’époque de la vidéo vignette pour modem 56K. Realvidéo puis Windows Media se confrontent pour le streaming, tandis que le Quicktime et le MPEG 1 se partagent le secteur des vidéos à télécharger. Très vite on passera au multistream (plusieurs débits dans la même vidéo), puis aux multiformats (format bas débit, haut débit et trés haut débit).

CanalNumediaEn 2002, après avoir invité les 120 salariés d’AlloCiné à Los Angeles pendant 3 jours, Jean David Blanc et Patrick Holzman annonce qu’ils vendent le site à CanalNumedia, filialle web de Canal+, le tout appertenant à Vivendi Universal et dirigé par J2M. Je décide de continuer l’aventure avec .fr (Making Of du journal du Hard, couverture de festivals de ciné, interviews, reportages), tandis qu’ AlloCiné Télévision est revendu à Multithématique (CinéInfo, ciné, etc…)

Vin avec OOVINBénéficiant des larges valises accompagnant la déroute de l’illustre J2M, je quitte le navire et me lance dans la création de www.oovin.com tout en continuant à réaliser des bandes-annonces, des films institutionnels, des reportages, et des outils en PHP (création et gestion de newsletter).

CNETTVJe rejoins CNET Networks France en 2006 pour prendre en charge le pôle vidéo et réaliser les vidéos du groupe. Avec la création de CNET TV France en 2007 l’équipe s’est etoffée; apres avoir mis en place les moyens de production (la régie, le studio vidéo, stations de montage, les lumières et le son), je suis nommé Responsable de la Production de la . Je réalise et monte notamment le talk-Show Gamekult l’emission, les recettes de cuisine Goostissimo par Pascale Weeks et l’emission musicale Musikiosk .

Intérêt: 4%